Voici l’épisode n° 3 de la chronique « Témoins de la Miséricorde dans la Bible », avec le père Christophe de Dreuille : Moïse au buisson ardent.

 

 

Le chapitre 3 du livre de l’Exode raconte que Moïse faisait paître son troupeau dans le Sinaï lorsque son regard fut attiré par un phénomène étrange : un buisson était embrasé mais ne se consumait pas. Et du cœur de ce buisson le Seigneur lui adressa une parole qui sera décisive et changera pour toujours la vie du patriarche.

C’est une expérience fondatrice pour Moïse. C’est en effet sa première rencontre avec le Seigneur, le Dieu de ses Pères, et quelle rencontre ! Elle est la révélation du cœur miséricordieux du Seigneur qui ne peut rester indifférent à la détresse de son peuple.

En effet, en ce temps-là, le peuple hébreu était maltraité, réduit en servitude par les égyptiens. Et du fond de leur esclavage, rapporte le texte biblique, « les fils d’Israël gémissaient et criaient, et leur appel monta vers Dieu ».

Et du milieu du feu, le Seigneur dit : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, j’ai entendu son cri devant ses oppresseurs, oui je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer ».

Quatre verbes expriment la miséricorde de son cœur : j’ai vu… J’ai entendu… Je connais… Je suis descendu…

C’est ainsi que le Seigneur se révèle à Moïse,

comme un Dieu qui se rend proche des éprouvés,

comme un Dieu qui veut partager avec le patriarche sa préoccupation,

comme un Dieu qui veut agir avec et par cet homme pour venir au secours de son peuple.

comme un Dieu qui révèle son nom à celui qu’il appelle et qu’il envoie en mission.

A la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix, le triptyque du « Buisson ardent » médite sur cet événement. Le peintre a représenté dans le buisson l’enfant Jésus présenté par la Vierge Marie. La miséricorde exprimée par le Seigneur à Moïse s’accomplit dans le mystère de l’incarnation rédemptrice. C’est ce que nous venons de célébrer à Noël.

Un Dieu qui a vu notre misère, qui a entendu le cri de notre humanité, qui connaît la servitude des hommes soumis au pouvoir du péché et de la mort. Ce Dieu ne peut que descendre en naissant en ce monde pour apporter à l’humanité le salut définitif. De Moïse à Marie, tous témoignent de cette « miséricorde qui s’étend d’âge en âge ».

 

Comments
  • denis dürr
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    Père,
    Un immense merci pour votre travail que j’ai découvert récemment en fouillant sur le net, voulant approfondir le message des Dominicains de Lille et le message de notre Pape François. Aujourd’hui je découvre vos vidéos, admirable pédagogie des mystères bibliques et qui nous permettent à la fois de comprendre et de visualiser les scènes que vous décrivez. Effectivement nous comprenons mieux la miséricorde de Dieu et sa proximité avec nous. Je retrouve ainsi illustrés les cours du Père Jacques Bernard exégète nous parlant de la « Berit » lorsque j’étais en fac à Lille. Cela renforce le lien de la prière et nous fortifie. Merci aussi pour vos pages de lectio divina. Seuls en effet nous ne pouvons cheminer et comprendre l’alliance. Je vous assure de ma prière. J’habite dans le nord de la France et suis âgé de 63 ans.

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