100 ans après la naissance du réalisateur Jean-Pierre Melville, de son vrai nom Jean-Pierre Grumbach, sort en salle la version restaurée de son chef-d’œuvre Léon Morin, prêtre.

Le 25 octobre, quelques salles françaises proposent à la programmation la version restaurée du film de Melville, tourné en 1961.

Le film adapte à l’écran le roman éponyme de Béatrix Beck et lauréat du prix Goncourt 1952. Barny, une jeune femme dont le mari est mort à la guerre, vit avec sa fille dans une ville de province. C’est l’occupation. Barny, pour subsister, est astreinte à un métier fatigant ; elle a peu à manger. Un jour, elle entre dans une église et va au confessionnal. Au lieu de se confesser, elle dit quelques incongruités au prêtre. Celui-ci, intéressé par cet esprit rebelle et agnostique, invite Barny à venir le voir chez lui. Chaque nouvelle rencontre avec ce prêtre la rapprochera de la conversion. Sa résistance cédera devant le travail de la grâce.

L’adaptation cinématographique de Melville

Melville voulait depuis longtemps réaliser un film à partir du roman mais il ne trouvait pas d’acteur idéal pour incarner le prêtre, considérant que tous les prétendants au rôle semblent déguisés. Jean-Paul Belmondo, jeune acteur , refuse dans un premier temps de porter la soutane et finit par faire un essai. “Je suis joueur, alors j’enfile son habit de corbeau, trop content de sauter sur l’occasion de faire marrer la galerie”, se souvient-il. “Mais une fois dedans, je change d’avis. D’abord parce que toutes les femmes présentes me complimentent. Ensuite, parce que, comme par miracle, la solennité me saisit. En une minute, je suis devenu curé”.

Seconde adaptation : La confession

En 2016, le réalisateur Nicolas Boukhrief propose sa propre adaptation du livre de Beatrix Beck. Romain Duris assure le rôle du prêtre.

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