École des Témoins : « ma manière de témoigner a changé »

Christian Dumon est un paroissien de Puyloubier, marié, père de famille et grand-père. Retraité depuis 2012, il fait partie du petit groupe des paroissiens qui s’activent à tour de rôle pour faire vivre la paroisse de Puyloubier. Il a participé à l’École des Témoins.

 

Pourquoi avez-vous choisi de suivre l’École des Témoins ?

J’ai choisi de suivre la Formation « Disciples-missionnaires» dans le cadre des formations pastorales 2016-2017 du Séminaire d’Aix (IUSL) pour approfondir l’impulsion spirituelle de La Joie de l’Évangile du Pape François, et la mettre en pratique. Cette exhortation apostolique, parue fin 2013, a inspiré plusieurs groupes de prière de ma paroisse dès 2014, notamment en liaison avec la préparation des adultes au baptême. En 2015 et 2016,  des « Ateliers disciples-missionnaires » ont été créés dans notre unité pastorale. Le 28 mai 2016, la grande rencontre diocésaine à Pélissanne, centrée sur la joie d’évangéliser avec le slogan « Tous disciples-missionnaires », a été pour moi un moment de conversion. Le terme de « témoin » dans le programme de l’École des Témoins est un excellent équivalent, plus court, plus simple pour exprimer le concept du disciple-missionnaire.

Quelles sont les conséquences de cette expérience dans votre vie de foi ?

Au moment de transmettre « la Bonne Nouvelle » à des adultes qui demandaient le baptême, j’ai réalisé que ce catéchisme de base, que je croyais connaître comme l’alphabet ou la table de multiplication, était à reprendre à zéro. La pratique de la « Lecture priée » (Lectio divina) m’a fait découvrir une dimension radicalement nouvelle, une intériorisation de la Parole, à manger, à savourer, à ingérer comme du pain. La lecture priée se rattache alors naturellement à l’eucharistie. Mais la découverte la plus forte, inspirée par le texte du pape François, a été que la transmission active de la Bonne Nouvelle était une dimension essentielle de son apprentissage : tant que l’on n’est que « disciple » passif, tant que l’on n’a pas fait l’expérience de la transmission active du « missionnaire », ou du « témoin », il manque l’essentiel.

Votre manière de témoigner a-t-elle changé ?

Oui, ma manière de témoigner a certainement changé. Je suis plus confiant, avec l’aide de l’Esprit saint, malgré mes insuffisances. En même temps, je suis de plus en plus conscient du chemin qui reste à parcourir, en particulier quand je regarde mes frères et sœurs qui témoignent, chacun à sa façon, librement, sans prétention. J’ai suivi depuis quelques années au séminaire d’Aix (IUSL) différentes formations, qui m’ont fait entrevoir des richesses spirituelles insoupçonnées : les enseignants du séminaire sont de très grands témoins, mais il n’est pas nécessaire d’être un grand théologien pour être un bon témoin, comme le remarque le pape François. Ainsi, la semaine dernière, nous nous sommes retrouvés à plusieurs à Lambesc, autour du nouveau curé, le père Thierry-Joseph Béguin, qui était l’un de nos formateurs, et là, à côté de l’église, nous sommes allés, deux par deux, accoster des inconnus sur le marché. Au départ, je n’étais pas très convaincu, mais j’étais en tandem avec une personne de Lambesc qui m’a donné une leçon de foi et de simplicité dans sa manière d’accoster les autres pour parler de Jésus !

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