Homélie de Mgr Delarbre – Confirmations ados 23 mai 2026

Homélie de Mgr Christian Delarbre, archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Confirmation des adolescents à de l’Enseignement catholique

Cathédrale Saint-Sauveur, Aix-en-Provence

 

Questions des jeunes dans leurs lettres

« Recevez l’Esprit Saint » dit le Christ ressuscité à ses disciples en soufflant sur eux et en leur donnant une mission « moi aussi je vous envoie ». Avec la confirmation en cette fête de la Pentecôte, nous vivons aujourd’hui l’actualisation de ce verset. Recevez l’Esprit-Saint, qui est à la fois l’affirmation qu’il vous est donné, mais aussi l’invitation qui vous est faite de l’accueillir ! Dans vos lettres vous êtes très conscients que ce don de Dieu est aussi une mission pour vous de vivre en chrétien. C’est pourquoi je voudrais répondre maintenant à quelques grandes questions que j’ai trouvées exprimées par plusieurs d’entre vous dans vos lettres de demande.

  • Comment garder la foi quand on doute ?

Plusieurs lettres évoquent en effet que vous avez grandi dans la foi, dans la relation avec le Seigneur, mais que ce n’est pas sans avoir de doutes. Il y a plusieurs sortes de doutes. Par exemple, je crois en Dieu, mais je ne sais pas ce qu’il veut de moi. Je traverse des épreuves, et je me demande si Dieu m’aime encore. On m’enseigne des choses sur le bon Dieu, mais je ne les comprends pas ou j’ai du mal à les accepter. Or, le Seigneur vous donne son Esprit-Saint pour vous éclairer et vous guider. Une première réponse générale est donc, prie le Seigneur que son Esprit t’éclaire et te guide. Une deuxième réponse, quand tu doutes, ouvre les Evangiles, lis quelques pages, contemple Jésus dans sa personne, écoute ses paroles de vie et d’exigence, regarde ses gestes de bonté et de puissance et demande-toi comme l’apôtre Pierre : « A qui d’autre que Lui pourrais-je aller ? ». Une troisième réponse, c’est la foi des autres chrétiens. Par exemple, la foi des personnes âgées qui ont traversé beaucoup d’épreuves dans leur vie, ou la foi des malades dans la communauté : leur témoignage peut t’apporter des réponses. Leur foi a été ébranlée par les épreuves, mais au bout du compte, c’est leur foi qui les tient debout. Enfin, le Seigneur demande aux chrétiens de comprendre leur foi, de ne pas avoir peur des questions. Il vous a donné l’intelligence, et vous avez le catéchisme de l’Eglise et l’enseignement de tous ceux qui peuvent vous enseigner le sens de notre foi.

  • Comment savoir si je fais les bons choix ?

Il y a plusieurs façons de comprendre cette question. Je vais parler ici plutôt des choix du quotidien. On vous dit souvent, avec raison. « Demande-toi ce que ferait Jésus à ta place. » D’ailleurs, Jésus, dans l’Evangile, donne beaucoup de repères importants « on t’a dit, tu ne tueras point, moi je te dis, tu n’insulteras pas ton frère ». A sa suite, la sagesse des saints et de l’Eglise donnent d’autres repères importants. Il est aussi important d’entendre les homélies à la messe, de partager la Parole de Dieu avec d’autres chrétiens avec lesquels on peut aussi partager ses questions. On peut aussi demander conseil, auprès là encore des personnes d’expérience, les « aînés dans la foi », ceux dont tu admires la droiture et le comportement chrétien. Tu découvriras souvent que le problème n’est pas de connaître le bon choix, mais d’avoir la force de le faire. Mais déjà tu auras progressé. Tu connaîtras le chemin, tu demanderas à Dieu sa force, et, avec sa grâce, et souvent le temps, tu progresseras dans la bonne direction. Le Seigneur t’aime toujours, même si tu fais de mauvais choix : il est miséricordieux et il attend ta conversion.

  • Je me pose des questions sur mes péchés

C’est un peu la suite de la question précédente. Et donc c’est très bien. Seul peut se découvrir pécheur, celui qui cherche à faire le bien, à rejeter le mal et à suivre Jésus. Tu connais déjà le chemin, tu te rends compte que tu trébuches, que tu as fait demi-tour, que tu as été infidèle à Dieu, bref tu es pécheur comme nous le sommes tous, et Dieu t’aime, parce que tu t’inclines devant lui en disant « Seigneur prends pitié du pécheur que je suis ». Tu es sincère et tu regrettes ton péché. Alors l’essentiel du chemin est fait. Il reste à accepter le combat avec les armes que Dieu te donne : d’abord le pardon dans la confession, ensuite la communion à la messe, et la persévérance dans la lutte contre le péché. On reste pécheur, mais celui qui est sur ce chemin, voit avec le temps grandir en lui les vertus. C’est l’œuvre de la grâce de Dieu.

  • Quel est le plan de Dieu sur ma vie ? Comment choisir sa vocation ?

La question du choix est différente ici, ce sont les grands choix de la vie. Par exemple, je suis chrétien et je veux vivre en chrétien : quand je penserai à fonder une famille, est-ce que je vais choisir quelqu’un avec qui je peux vivre et partager ma foi ? La transmettre à mes enfants ? Qui a les mêmes conceptions que moi du couple et de la famille ? Et puis il y a la question du métier. Il n’y a pas de métier interdit aux chrétiens, mais chaque métier pose ses propres questions au chrétien. Quel que soit ton métier, et même si tu n’as pas trop eu le choix, tu dois te demander : comment vivre en chrétien dans ce métier ? Quelle attitude Jésus demande de moi dans mes relations au travail ? Et si tu as le choix, demande-toi si ce métier te correspond aussi comme chrétien. Et puis tout jeune chrétien doit un jour demander au Seigneur : « Est-ce que tu veux que je te consacre ma vie ? » Comme prêtre, religieux ou religieuse ? Et si ton cœur te dit alors « peut-être », que cette pensée fait naître en toi une joie, que des paroles de l’Evangile semblent t’appeler,  alors il faut en parler aux prêtres et religieuses que tu connais, ils t’indiqueront les personnes qui ont la mission de proposer des moments avec d’autres qui s’interrogent comme toi.

  • Comment renforcer ma relation avec Dieu ? Comment m’engager davantage ?

Je mets ces deux questions ensemble, parce que l’amour de Dieu et le service du prochain, cela va ensemble. On ne peut grandir dans la relation avec Dieu sans grandir dans le service du prochain. Et on ne peut avoir la force de servir son prochain, sans nourrir sa relation avec Dieu. Le service du prochain c’est comme cela que je traduis le terme d’engagement, c’est-à-dire prendre une résolution concrète pour servir davantage les autres. Cela peut être dans la paroisse, dans la vie quotidienne, dans des associations, selon le temps disponible. Et la relation avec le Seigneur se nourrit d’abord par la fréquentation de la messe, la communion fréquente, la lecture de la parole de Dieu, spécialement des Evangiles, la prière personnelle et communautaire régulière, le pardon des péchés. Pour la prière, on peut aussi compter sur l’aide d’abord de la Vierge Marie et des saints. Pour l’engagement ou pourrait rappeler d’abord que le Seigneur nous demande d’être fidèle à ce que l’on appelle le « devoir d’état ». C’est à dire la fidélité aux engagements pris. Le soin de sa famille, de ses enfants, de ses parents, le sérieux de son travail.

Voilà pourquoi vous recevez l’Esprit Saint, pour entrer dans cette alliance d’amour avec le Seigneur. Que Dieu vous garde, qu’il vous éclaire, qu’il vous fasse grandir en sainteté, Amen.

« Recevez l’Esprit Saint » dit le Christ ressuscité à ses disciples en soufflant sur eux et en leur donnant une mission « moi aussi je vous envoie ». Avec la confirmation en cette fête de la Pentecôte, nous vivons aujourd’hui l’actualisation de ce verset. Recevez l’Esprit-Saint, qui est à la fois l’affirmation qu’il vous est donné, mais aussi l’invitation qui vous est faite de l’accueillir ! Dans vos lettres vous êtes très conscients que ce don de Dieu est aussi une mission pour vous de vivre en chrétien. C’est pourquoi je voudrais répondre maintenant à quelques grandes questions que j’ai trouvées exprimées par plusieurs d’entre vous dans vos lettres de demande.

  • Comment garder la foi quand on doute ?

Plusieurs lettres évoquent en effet que vous avez grandi dans la foi, dans la relation avec le Seigneur, mais que ce n’est pas sans avoir de doutes. Il y a plusieurs sortes de doutes. Par exemple, je crois en Dieu, mais je ne sais pas ce qu’il veut de moi. Je traverse des épreuves, et je me demande si Dieu m’aime encore. On m’enseigne des choses sur le bon Dieu, mais je ne les comprends pas ou j’ai du mal à les accepter. Or, le Seigneur vous donne son Esprit-Saint pour vous éclairer et vous guider. Une première réponse générale est donc, prie le Seigneur que son Esprit t’éclaire et te guide. Une deuxième réponse, quand tu doutes, ouvre les Evangiles, lis quelques pages, contemple Jésus dans sa personne, écoute ses paroles de vie et d’exigence, regarde ses gestes de bonté et de puissance et demande-toi comme l’apôtre Pierre : « A qui d’autre que Lui pourrais-je aller ? ». Une troisième réponse, c’est la foi des autres chrétiens. Par exemple, la foi des personnes âgées qui ont traversé beaucoup d’épreuves dans leur vie, ou la foi des malades dans la communauté : leur témoignage peut t’apporter des réponses. Leur foi a été ébranlée par les épreuves, mais au bout du compte, c’est leur foi qui les tient debout. Enfin, le Seigneur demande aux chrétiens de comprendre leur foi, de ne pas avoir peur des questions. Il vous a donné l’intelligence, et vous avez le catéchisme de l’Eglise et l’enseignement de tous ceux qui peuvent vous enseigner le sens de notre foi.

  • Comment savoir si je fais les bons choix ?

Il y a plusieurs façons de comprendre cette question. Je vais parler ici plutôt des choix du quotidien. On vous dit souvent, avec raison. « Demande-toi ce que ferait Jésus à ta place. » D’ailleurs, Jésus, dans l’Evangile, donne beaucoup de repères importants « on t’a dit, tu ne tueras point, moi je te dis, tu n’insulteras pas ton frère ». A sa suite, la sagesse des saints et de l’Eglise donnent d’autres repères importants. Il est aussi important d’entendre les homélies à la messe, de partager la Parole de Dieu avec d’autres chrétiens avec lesquels on peut aussi partager ses questions. On peut aussi demander conseil, auprès là encore des personnes d’expérience, les « aînés dans la foi », ceux dont tu admires la droiture et le comportement chrétien. Tu découvriras souvent que le problème n’est pas de connaître le bon choix, mais d’avoir la force de le faire. Mais déjà tu auras progressé. Tu connaîtras le chemin, tu demanderas à Dieu sa force, et, avec sa grâce, et souvent le temps, tu progresseras dans la bonne direction. Le Seigneur t’aime toujours, même si tu fais de mauvais choix : il est miséricordieux et il attend ta conversion.

  • Je me pose des questions sur mes péchés

C’est un peu la suite de la question précédente. Et donc c’est très bien. Seul peut se découvrir pécheur, celui qui cherche à faire le bien, à rejeter le mal et à suivre Jésus. Tu connais déjà le chemin, tu te rends compte que tu trébuches, que tu as fait demi-tour, que tu as été infidèle à Dieu, bref tu es pécheur comme nous le sommes tous, et Dieu t’aime, parce que tu t’inclines devant lui en disant « Seigneur prends pitié du pécheur que je suis ». Tu es sincère et tu regrettes ton péché. Alors l’essentiel du chemin est fait. Il reste à accepter le combat avec les armes que Dieu te donne : d’abord le pardon dans la confession, ensuite la communion à la messe, et la persévérance dans la lutte contre le péché. On reste pécheur, mais celui qui est sur ce chemin, voit avec le temps grandir en lui les vertus. C’est l’œuvre de la grâce de Dieu.

  • Quel est le plan de Dieu sur ma vie ? Comment choisir sa vocation ?

La question du choix est différente ici, ce sont les grands choix de la vie. Par exemple, je suis chrétien et je veux vivre en chrétien : quand je penserai à fonder une famille, est-ce que je vais choisir quelqu’un avec qui je peux vivre et partager ma foi ? La transmettre à mes enfants ? Qui a les mêmes conceptions que moi du couple et de la famille ? Et puis il y a la question du métier. Il n’y a pas de métier interdit aux chrétiens, mais chaque métier pose ses propres questions au chrétien. Quel que soit ton métier, et même si tu n’as pas trop eu le choix, tu dois te demander : comment vivre en chrétien dans ce métier ? Quelle attitude Jésus demande de moi dans mes relations au travail ? Et si tu as le choix, demande-toi si ce métier te correspond aussi comme chrétien. Et puis tout jeune chrétien doit un jour demander au Seigneur : « Est-ce que tu veux que je te consacre ma vie ? » Comme prêtre, religieux ou religieuse ? Et si ton cœur te dit alors « peut-être », que cette pensée fait naître en toi une joie, que des paroles de l’Evangile semblent t’appeler,  alors il faut en parler aux prêtres et religieuses que tu connais, ils t’indiqueront les personnes qui ont la mission de proposer des moments avec d’autres qui s’interrogent comme toi.

  • Comment renforcer ma relation avec Dieu ? Comment m’engager davantage ?

Je mets ces deux questions ensemble, parce que l’amour de Dieu et le service du prochain, cela va ensemble. On ne peut grandir dans la relation avec Dieu sans grandir dans le service du prochain. Et on ne peut avoir la force de servir son prochain, sans nourrir sa relation avec Dieu. Le service du prochain c’est comme cela que je traduis le terme d’engagement, c’est-à-dire prendre une résolution concrète pour servir davantage les autres. Cela peut être dans la paroisse, dans la vie quotidienne, dans des associations, selon le temps disponible. Et la relation avec le Seigneur se nourrit d’abord par la fréquentation de la messe, la communion fréquente, la lecture de la parole de Dieu, spécialement des Evangiles, la prière personnelle et communautaire régulière, le pardon des péchés. Pour la prière, on peut aussi compter sur l’aide d’abord de la Vierge Marie et des saints. Pour l’engagement ou pourrait rappeler d’abord que le Seigneur nous demande d’être fidèle à ce que l’on appelle le « devoir d’état ». C’est à dire la fidélité aux engagements pris. Le soin de sa famille, de ses enfants, de ses parents, le sérieux de son travail.

Voilà pourquoi vous recevez l’Esprit Saint, pour entrer dans cette alliance d’amour avec le Seigneur. Que Dieu vous garde, qu’il vous éclaire, qu’il vous fasse grandir en sainteté, Amen.

AMEN

Prononcée le 23  mai 2026, Cathédrale Saint-Sauveur, Aix-en-Provence

 

Partager