Méditation de carême : 18 mars 2019

MARCO

Par Marc-Henri d’Ozouville

Séminariste du diocèse de Digne, Riez et Sisteron

Lecture du livre du prophète Daniel (Dn 9, 4-10)

Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

Il nous est bon de reconnaître notre péché, il ne nous est pas bon de nous attarder dessus. Nous ne pourrons jamais être satisfait de nous-mêmes, car nous serions alors arrivés. Mais il serait stérile de se lamenter indéfiniment sur soi-même. La juste attitude est dans le juste milieu : se reconnaître humblement pécheur, donc ayant besoin profondément de la grâce du Seigneur. « Seigneur Jésus, viens au secours de ma faiblesse » … Le péché devient alors lui-même une occasion de se convertir : « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5,20). Nous comprenons alors que le Seigneur nous visite tout entiers, y compris dans nos zones d’ombre, pour nous arracher aux ténèbres…