Saint Césaire d’Arles docteur de l’Église : les évêques de France disent oui

Le 4 novembre dernier, les évêques de France réunis en assemblée plénière à Lourdes se sont prononcés en faveur de la proclamation de saint Césaire d’Arles (470-542) comme docteur de l’Église
(voir le dossier de présentation).

Suite à ce vote, il revient au diocèse d’Aix et Arles, à l’origine de la démarche, de présenter un dossier de candidature au Vatican. Si la Congrégation pour la cause des saints, compétente pour traiter cette demande, émet un avis favorable, les travaux pourront se poursuivre et la cause de doctorat devra franchir au moins ces deux étapes importantes : obtenir un vote favorable d’autres conférences épiscopales et recueillir les avis informés de plusieurs théologiens.

La cause de doctorat de saint Césaire d’Arles a été initiée en 1853, abandonnée puis reprise une première fois en 1937 avant d’être de nouveau stoppée en 1942. Depuis 2013, l’archevêque d’Aix-en-Provence et Arles, Mgr Christophe Dufour, souhaitait la relancer. En mars 2017, il a saisi l’occasion de l’exposition sur saint Césaire à Rome pour évoquer publiquement pour la première fois la reprise de la démarche : « Espérons que la renommée de notre saint évêque parvienne aux oreilles du pape François pour que, selon notre vœu le plus cher, il le déclare docteur de l’Eglise »

Dans son exhortation apostolique du 9 avril 2018 Gaudete et Exsultate – L’appel à la sainteté dans le monde actuel, le pape François fait une référence directe à saint Césaire d’Arles en évoquant le deuxième synode d’Orange (§ 53). Il l’avait également cité dans une allocution le 11 mai 2014. Connu pour ses nombreux sermons aux Arlésiens, celui qui fut évêque durant 40 ans est considéré comme l’une des figures majeures de l’Eglise des premiers siècles. Son héritage réside principalement dans une double synthèse : entre le règne de Dieu et la liberté de l’homme, entre la grâce divine et la nature humaine.

Dans l’Eglise catholique, un docteur est un théologien, philosophe ou écrivain dont on reconnaît l’apport au niveau philosophique et spirituel, dans le temps et dans l’espace.