Lourdes : la fraternité, dans la joie et la simplicité

Du 18 au 25 juillet, 500 pèlerins du diocèse ont prié au sanctuaire de Lourdes. Des moments forts qui ont permis de tisser des liens fraternels, dans la joie et la simplicité.

Dans un diocèse de 476 000 hectares et près d’un million d’habitants, les pèlerinages constituent une belle opportunité pour rencontrer les autres croyants du territoire. À Lourdes, une centaine de pèlerins issus des différentes paroisses côtoient les Ravis de Bernadette, les personnes malades et leurs accompagnateurs de l’Hospitalité Sainte-Marthe, le Secours catholique. Les moments forts vécus à Lourdes opèrent un rapprochement entre ces groupes bien distincts.

Le passage à la grotte

« Le premier temps fort qui soude les pèlerins et casse les barrières, c’est le passage à la grotte », témoigne Anne de Livron, la responsable du service diocésain des pèlerinages. « Chaque malade est accompagné et aidée d’une personne valide pour toucher, prier, faire le geste de l’eau à la grotte ». Ce mélange s’incarne dans le cierge diocésain, créé par un paroissien, et décoré par les différents groupes. « Il était tellement gros, qu’il a fallu le transporter sur un diable ! » se rappelle encore Anne.

La messe d’envoi

Le pèlerinage s’est conclu par une messe d’envoi, à la fin de laquelle chaque groupe a reçu une bénédiction particulière. « Monseigneur Dufour nous a envoyés en mission », raconte Danielle Tomas, de Venelles. « La mission est adaptée à chacun : nous pouvons porter du fruit là où on est, quel que soit notre état. Ce moment était très fort ». Puis les participants ont pu poser des questions à l’évêque, en toute simplicité. « Chacun s’est livré, et un point commun est ressorti : tous, nous avons envie de témoigner de notre foi, mais on se sent parfois démuni » explique Anne.

Le temps festif

Un temps festif a suivi, dans l’après-midi, rassemblant tous les pèlerins du diocèse. Chants, danses, film, chants gestués ont contribué à l’atmosphère de joie. « Les Ravis de Bernadette ont démarré une farandole, et tout le monde a pu participer, à sa manière ! », se rappelle, émue, Danielle. « La farandole est passée entre les personnes à la mobilité réduite », explique Anne, « tout le monde était joyeux ». Les souvenirs de ces moments partagés émeuvent encore Danielle, surtout sa rencontre avec une jeune-femme originaire du même pays qu’elle, l’Algérie. Elle compte bien la revoir, malgré la distance qui sépare leurs deux paroisses.

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