Congrès Mission : des bonnes idées pour la paroisse

Le Congrès Mission aura lieu à Paris du 28 au 30 septembre. Pendant trois jours, des chrétiens de la France entière réfléchiront à des manières concrètes de rendre les paroisses accueillantes et missionnaires. Pauline Couard, responsable de la catéchèse et du catéchuménat au diocèse d’Aix et Arles, s’y est rendue pour l’édition 2017.

Quelles motivations vous ont poussée à vous rendre au Congrès Mission ?

J’étais sur le point de commencer mon travail au service de la catéchèse et du catéchuménat au diocèse d’Aix et Arles. J’avais compris que l’archevêque, Mgr Dufour, avait le désir de mettre son diocèse en marche pour être toujours plus missionnaires, à la suite du Pape François. Mais comment faire concrètement pour devenir disciple-missionnaire ? J’ai donc cherché un endroit, une concentration des bonnes idées : c’est le congrès Mission, le grand forum de toutes les initiatives.

Quelles bonnes idées avez-vous retenues ?

Ce sont avant tout des démarches ou des initiatives paroissiales, car l’accueil de nouveaux croyants, la mission, se vivent en paroisse. Une première bonne idée, c’est le dimanche des curieux, organisé par une paroisse volontaire, une fois dans l’année. Les paroissiens peuvent inviter des personnes éloignées de l’Église à une messe adaptée, expliquée. Ensuite ces « curieux » vont déjeuner ou dîner chez les paroissiens qui les ont invités à se rendre à la messe. Pendant les 5 semaines qui précèdent, les paroissiens se préparent à ce dimanche bien particulier. Le fondateur de cette initiative a créé un site internet, il assure l’accompagnement des paroisses volontaires. L’idée est désormais déclinée « clef en main ».

Une autre initiative m’a fait rêver, c’est la catéchèse du Bon Berger, c’est-à-dire la méthode Montessori appliquée au caté. On oublie que Maria Montessori était catholique. En paroisse, ce caté suppose de créer un « atrium », un espace spécifique avec du matériel spécial, et de former les catéchistes à la méthode Montessori.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce congrès ?

Un des avantages, c’est que l’on bénéficie de l’expérience d’autres personnes qui se sont posé les mêmes questions que nous, c’est donc la richesse de l’Église qui s’exprime. Par exemple, on se demande tous comment rendre une séance de catéchisme attrayante. Et bien, en allant au Congrès Mission, on découvre que d’autres se sont posé la question, qu’ils ont abouti et lancé une initiative. On a des intuitions, des désirs pour rendre nos paroisses toujours plus accueillantes, missionnaires mais on ne sait pas toujours comment faire. Au congrès Mission, on découvre que d’autres se sont lancés, que cela a marché. On engrange les bonnes idées pour imaginer ensuite une initiative adaptée au besoin paroissial. Le tout dans une ambiance conviviale et festive. Le congrès Mission, c’est concret !

NB : Une dizaine d’employés du diocèse, engagés en pastorale, se rendra au congrès Mission du 28 au 30 septembre 2018.

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